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tu es sur la page : livres > Plus con qu’les cons > chapitre 2

II


RESPIRE BIEN À FOND



Les bruits et les mouvements de la ville résonnent de moins en moins dans mon crâne. Je retrouve mes capacités. Je découvre les charmes de Fleurs en Provence. Sympathique agglomération, aux avenues bordées de palmiers découpant le soleil créant ainsi des zones d'ombre. Entre leurs grandes feuilles vertes, le bleu du ciel me rempli de bonheur. Pourquoi le ciel est il si beau ?

Je dois aller voir le Maire de la ville. Direction, la mairie. Je marche doucement, et mes forces reviennent à bloc. J'arrive à destination, entre dans le bâtiment de la fin du XIXème, et demande à la fonctionnaire municipale si monsieur le Maire se trouve dans sa Mairie.

- Vous avez rendez-vous ? me demande-t-elle

 - Bien sûr, Mademoiselle, aujourd'hui à 18 heures 30

Elle consulte son agenda contenant pas mal de ratures, me cherche, mais en vain. Pour cause, je n'ai pas de rendez-vous.

- Je ne vous vois pas, me dit-elle d'un air un peu agacé.

Mon œil furtif à repéré le rendez-vous de 19 heures, un dénommé Monsieur DELAMARCHE.

- Ah, bien sûr lui dis-je le plus naturellement du monde, vous ne pouviez pas savoir. Je suis le gendre de Monsieur DELAMARCHE qui a un empêchement et qui m'a demandé de venir à sa place. Mon beau père m'a dit de venir à 18 heures 30 afin de ne pas être en retard, mais le rendez-vous est bien à 19 heures, évidemment.

- Assoyez-vous, Monsieur le Maire va vous recevoir.

Maintenant, je fais appel à ma bonne étoile afin d'intégrer le bureau du maire avant l'arrivée du brave DELAMARCHE. Et c'est ce qui se produisit.

Monsieur le maire est un homme plutôt petit et trapu, mais souriant et mettant son hôte bien à l'aise.

- Que puis-je pour vous, entonna-t-il ?

- Monsieur le Maire, je viens vous voir à propos de l'affaire GRANDIN.

- Ah ? dit-il réellement surpris. Le coupable est sous les verrous depuis plus d'un an, maintenant !

- Oui, celui que la justice à envoyé en prison sur un témoignage, essentiellement.

- Pourquoi dite vous cela ?

- Parce que le témoignage du dénommé TRUDAINE est faux !

Alors là, mes amis, pour l'estomaquer, je l'ai estomaqué !

- Que dites vous là ? Et d'abord, qui êtes vous ? m'adresse-t-il.

- Arnold BOULEDOU, détective privé, pour vous servir Monsieur le Maire.

- Ok, un fouille merde.

J'ai le sentiment que sa sympathie à mon égard, si tant est qu'elle eût existée, tombe en miette.

- Et alors, que voulez-vous ?

- Vous informer que la coupable de cet abominable crime est Chritine GRANDIN, la fille de votre premier adjoint.

Il resta quelques secondes silencieux, s'empourprant du visage. Puis me dit :

- Partez, Monsieur

- Bien Monsieur le Maire, à bientôt !

Je crois que le pauvre homme ne va pas si bien dormir cette nuit !

Une fois sorti du bureau du maire, je rencontre le brave DELAMARCHE qui fait un scandale à la fonctionnaire municipale, laquelle refuse de signaler sa présence au maire puisque son gendre est venu à sa place. Je me fais très discret, et me prends la belle de la mairie.