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tu es sur la page : livres > Plus con qu’les cons > chapitre 7

VII


LA CULTURE DES CHOUX



C'est derrière la maison d'à côté, dans un petit jardin coquet et bien entretenu  présentant une variété de fleurs et légumes riches en couleurs, que j'aperçois un brave type (quand on parle de gens qu'on ne connaît pas, ils sont toujours braves, ensuite on change souvent d'avis) d'une soixantaine d'années. Il doit probablement couler des jours heureux et ce (encore) brave homme, doit s’occuper avec passion de son jardin :


je coule une agréable retraite

entre deux vigoureuses branlettes

additionnées de splendides pipettes

réalisées avec dextérité par ma Georgette

laquelle s'efface dans ma pt’ite tête

m'imaginant être avec une starlette

triturant dans tous les sens ma quequette

après l'avoir extraite de ma braguette

et enfouie généreusement dans sa bouchette

et moi de conclure par une belle giclette !


doit-il entonner tous les matins de vive voix après une bonne nuit récupératrice.

- Bonjour Monsieur, dis-je à haute et intelligible voix, magnifique votre jardin. Je suis un passionné (je t'informe que j'ai horreur de travailler les jardins, même si j'en apprécie ce qui pousse) et je suis en admiration devant le vôtre.

- Merci, j'essaie de faire ce que je peux, dit-il avec fausse modestie, car il en est très fier, ce con.

Tu remarqueras que le meurtre de sa voisine ne le perturbe pas pour autant face à ces poireaux.

- Je suis un oncle d'Amérique de M. MARTIMBERT !

- Ha, quel malheur ! regrette-t-il enfin avec une grande originalité de conversation. Vous vous rendez compte, son mari il y a un an, et elle maintenant, fait-il remarquer avec un sens aigu de l'observation.

- C'est malheureux ! Je voudrais prévenir toute ma famille, il  avait des visites régulières, M. MARTIMBERT ?

- M. MARTIMBERT, avant d'être assassiné, recevait la visite régulière d'une jeune femme d'environ 25 ans, probablement une cousine, et Mme. MARTIMBERT, celle d'un homme, probablement un cousin, tous forts sympathiques. Les MARTIMBERT n’avait pas d’enfant, mais ça, vous devez le savoir.

- Of course !

- Vous connaissez leur nom, car nous avons tellement de cousins et cousines !

- Je ne connais pas leur nom, mais je sais que la fille avait comme prénom Christine.

Et sur ce, il m'en fait la description.

- Merci, et je compte sur vous pour m’envoyer votre méthode de faire pousser vos choux, lui dis-je en partant.

- Euh ! OK me lance-t-il ce débile, car il ne connaît, ni mon,  ni mon adresse.

Je  retourne dans la maison des feux  MARTIMBERT. Le cadavre de l’ex- belle Sophie est recouvert d'un drap, la Scientifique est là qui relève toutes les empreintes.

- Ah, BOULEDOU,  te voilà je te cherchai. Je suppose qu'on va trouver des empreintes partout, comme d'habitude !

- Bien vu l'aveugle !

- Et comme d'habitude, je ne t'amène pas au poste, car tu n'y es pour rien dans toute cette affaire, vu que tu te promenais dans le secteur par amour de la marche, c’est ce que tu me sorts à chaque fois !

- Excellente conclusion, DURABLE ! Je parlerai de toi comme futur ministre de l'intérieur.

Tout en parlant à mon ami Alain DURABLE, j'aperçois une magnifique collection de biographies de musiciens. Ça alors, plutôt rare de nos jours ! J'en feuillette quelques-uns, et mâte plus particulièrement sur le splendide ouvrage de Brigitte et Jean MASSIN sur MOZART. Je suis passionné par ce que je trouve dedans. Tu t'imagines que je te parlais du chapitre neuf, eh bien pas du tout, ma chérie ! J'y trouve la photo d'une belle femme avec écrit dessus, « A mon amour » et signée Christine. De plus, la photo correspond à la rapide description que m’en avait faîte le voisin. Je glisse cette photo dans ma poche droite et quitte cette belle maison devenue sans intérêt.

Donc, ces Mr. Et Mme. MARTIMBERT avait la visite régulière d'une dénommée Christine dont je possède la photo, et qui considère M. MARTIMBERT comme son amour. Celui-ci n'a pas d'enfant et il à maîtresse.

Sophie MARTIMBERT recevait régulièrement son cousin, comme l'a dit ce débile de voisin. Il s'agit très probablement d'Albert VALMYS à qui elle devait proposer régulièrement la carte des douceurs, comme elle le faisait à Bruxelles au moment du meurtre de son mari, Georges.