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tu es sur la page : livres > Plus con qu’les cons > chapitre 5

V


QUE VEUX-TU QUE JE FISSE, FILS ?



Évidemment que je te pose la question ! Ma comandataire est passée dans le bonheur "ad patres". Il existe meilleure situation que de te retrouver allongé dans un lit douillet avec un cadavre, certes bien beau, mais cadavre tout de même, ta proéminence reproductive dans sa bouche !

 D'abord c'est elle qui allait m'allonger les billets de ma mission avant de s'allonger définitivement. Certes, l'argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue, comme tu le sais. Ensuite est-ce à la belle Sophie ou à ton serviteur que ces deux bastos étaient destinées ! Quelles étaient les honorables intentions de ce respectueux citoyen qui pressa, à deux reprises, une gâchette bien astiquée ! Enfin, mon enquête commençait. J'ai appris aux scouts qu'on fini toujours ce qu'on a commencé. Et puis je suis comme cela. Si on me titille l'esprit, je dois conclure. De plus, après le bonheur qu'elle vient de m'octroyer, la belle Sophie, je lui dois bien cela. Je continue donc, et fait don de mes honoraires inexistants aux bonnes oeuvres. Je dois maintenant prévenir la police de cette situation.

 Je bigophone à qui de droit.
- Ici Police Nationale que puis-je pour vous ?
- Bonjour, je voudrais parler à  Monsieur le commissaire, s'il vous plaît.
- C'est à quel sujet ?
Toujours la même question, ces fonctionnaires. On me tirerai dessus, ils me demanderaient mon curriculum vitae pour décider de venir ou non.

 - C'est pour à meurtre.

- Vous avez tué quelqu'un ?

Merde, alors, me le gonfle le jeune stagiaire.

 - Ecoutez jeune homme de bonne famille, votre devoir est accompli, vous m'avez demandé les questions d'usage, maintenant sans user de votre royale et grandiose patience de m'avoir questionné et écouté, pourrais-je avoir Monsieur le commissaire ?

- Ne quittait pas.

 Petite musique de "Au clair de la lune" puis une voix grave, mais néanmoins alerte, interrompre ladite musique.

- Commissaire Durable, vous avez demandé à me parler ? Tiens, c'est ce vieux camarade qui s'occupe de ce secteur maintenant !

 - Arnold BOULEDOU

 - Sans blague, qu'est-ce que vous foutez ici BOULEDOU ?

Alain Durable est un camarade classe de l'école des Commissaire. Moi, j'avais arrêté les cours, car j'avais compris que si j'étais commissaire, j'aurais une hiérarchie qui m'imposerait des limites dans mes enquêtes. Les limites pour moi, c'est pas mon fort. Quand j'agis, je veux agir vite et complètement, voilà pourquoi je suis devenu privé. Seulement, l'honorable Alain Durable est un peu jaloux de la réputation de ton serviteur, à telle enseigne (le cochon) que certains  personnages fortunés (et souvent, fortune née d'ailleurs), ne font plus confiance qu'à ma pomme plutôt qu'à la police. Alors, quand mes roues de charrette passent sur le chemin d'un commissariat, on s'arrange toujours pour trouver un bâton à y mettre, et Durable respecte la tradition.

 - Je me retrouve avec un cadavre dans une belle maison qui vous aurez plus pour votre retraite commissaire.

 - Encore mêlé une affaire sordide BOULEDOU ?

 - On vient d'assassiner une femme. Peut être que les projectiles m'étaient destinés.

 - Je suis sûr que vous étiez en train de lui faire des gentillesses délicates à feu cette dame !

 - Allons commissaire, les femmes ont toujours eu mon plus grand respect, vous le savez. Une heure avant je ne la connaissais même pas.

 - Ben voyons, filez moi l'adresse, on arrive.